UNITE POPULAIRE
" L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir. "
Jean Jaurès
Malgré une couverture médiatique très modeste, l’actualité
politique de la semaine pour nous a été marquée par les excellents résultats enregistrés
dimanche dernier par Die Linke lors des élections régionales en Allemagne.
En Thuringe et en Saxe, deux Länder de l'ex-RDA, le Parti d'Oskar Lafontaine s'est imposé comme deuxième force politique avec 28% des suffrages, derrière la
CDU d'Angela Merkel et loin devant les sociaux-démocrates du SPD. Mais aussi dans la Sarre, petite région à la frontière française que Lafontaine avait
présidée entre 1985 et 1998 sous les couleurs du SPD, Die Linke a engrangé 21,3 % des voix, bien audelà de ce que prédisaient les sondages et non loin des
25% obtenus par le SPD. Cette progression de Die Linke souligne, à un mois des élections générales dans le pays programmées à la fin septembre, l’impasse de la stratégie d’alliance du SPD qui a toujours refusé de former des majorités avec Die Linke mais qui se
réduit de plus en plus à une force d’appoint dans la grande coalition avec la droite.
Rappelons que lors du dernier renouvellement régional dans le Land de Hesse, la gauche aurait pu battre la droite si le SPD avait accepté une alliance avec Die Linke. A l'époque, le refus
d'alliance des sociaux-démocrates avec l'autre gauche a provoqué un revers électoral pour Die Linke. A l'analyse des résultats, il semblait que la crise dans la social-démocratie allemande ne
profitait pas à l'autre gauche. Désormais la donne a changé, et la direction du SPD a du se rendre à l'évidence qu'il ne pourra pas battre la droite uniquement sur une orientation
socialdémocrate.
En plein week-end des rencontres d'été des partis politiques français et du débat autour des primaires dont
nous parlerons plus loin, cet événement majeur n'a pas reçu le relais médiatique qu'il méritait. Reste néanmoins que ce résultat électoral est un formidable
point d'appui pour le Front de Gauche.
(texte issue de la circulaire interne n°22 du Parti de Gauche)