UNITE POPULAIRE
" L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir. "
Jean Jaurès
Déclaration commune du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche, de la Gauche Unitaire
Les organisations qui ont créé le Front de gauche affirment leur ferme volonté de le poursuivre, de l'élargir, et de l'enraciner dans la durée, dans les luttes et dans les urnes. C’est dans ce
but qu’a été rédigé ce texte. Il marque une étape pour le renforcement de notre travail politique commun. Notre objectif est de reconstruire une nouvelle perspective de transformation sociale.
Nous voulons bâtir une nouvelle majorité politique à gauche, qui permette une véritable participation populaire face aux enjeux de société cruciaux qui sont posés aujourd'hui. Nous voulons
gouverner la France et changer l’Europe pour réaliser un programme de ruptures avec le capitalisme et le productivisme.
Pour cela, tout commence par une opposition sans concessions à la politique de Nicolas Sarkozy. Le Front de Gauche contribuera donc de toutes ses forces aux mobilisations qui la combattent. La casse de l’emploi et des services publics, la régression du pouvoir d’achat, la chasse aux migrants, la remise en cause des droits démocratiques et l’alignement sur les politiques libérales et sociales-libérales qui dévastent le monde et l'environnement, épuisent
notre pays. Le Front de Gauche s’investira dans tous les domaines où la résistance s’organise. Il s’impliquera avec le double souci de l’union la plus large et de la solidarité la plus complète.
En assumant ce rôle et en apportant l’éclairage politique qui lui est propre, le Front de Gauche respectera totalement l’indépendance des syndicats, associations et collectifs qui organisent les luttes. Car rien n’est plus important pour nous que de voir se construire sur le terrain, et en toute autonomie, une implication populaire croissante et une prise de conscience grandissante de la nécessité d’une autre politique répondant aux besoins humains et aux équilibres
écologiques.
Mais la construction nécessaire des résistances ne peut aboutir sans l'émergence d'un projet politique qui s'oppose au projet de société réactionnaire portée par la droite. Dans ce contexte, nous
assumons nos responsabilités politiques. Notre ambition est de proposer à notre pays une véritable alternative de gauche aux politiques libérales et capitalistes, et pas seulement une alternance.
Cela passe par la construction d'un front des forces politiques et sociales, de toutes les énergies populaires, déterminés à porter ce projet. Nous voulons déboucher aussi rapidement que possible
vers une nouvelle majorité parlementaire et gouvernementale sur cette base. Le résultat du Front de Gauche aux élections européennes nous confirme qu’il y a une attente dans notre peuple pour
cela. Nous savons que c’est possible. C’est pourquoi nous réaffirmons notre condamnation des tentatives de recomposition au centre autour d’alliances avec le MODEM. Ce camp de «l’alternance»
proposé par François Bayrou dessine un paysage desséchant pour toute la gauche. Elle mettrait à l’ordre du jour sa disparition au profit d’une «opposition» réunie contre un épouvantail commun,
Nicolas Sarkozy. Elle serait incapable de proposer un programme alternatif à la politique de la droite qui prenne les mesures de rupture avec le capitalisme et le productivisme qui sont l’urgence
de notre époque.
C’est cet objectif que nous ne perdons jamais de vue. C’est pourquoi nous récusons tout autant l’idée d’organisation de primaires a gauche. Elle réduirait tout le débat politique à une
compétition de personnes et tout le programme de gauche au plus petit commun dénominateur, c'est-à-dire au moins disant social et écologique. Tout cela est bien loin des préoccupations de la
majorité de la population qui subit de plein fouet les conséquences de la crise économique, en particulier des licenciements, la souffrance au travail, la précarité et le chômage de masse. Cette
construction politique, on en connaît l’issue : la victoire durable, électorale et idéologique, de la droite. La situation en Italie le prouve
amplement. Tel est l’aboutissement partout en Europe et en France du glissement progressif des politiques sociales-libérales.
Nous affirmons qu’il est urgent de formuler des propositions audacieuses à la hauteur de la situation !
Dans ces conditions nous avons pris des décisions importantes pour aller de l’avant ensemble :
- de contribuer activement à la votation citoyenne du 3 octobre sur l’avenir de la Poste ;
- d'organiser de grandes campagnes publiques sur les urgences sociales et écologiques de l'heure, à partir des trois propositions des parlementaires du PCF et du PG, ainsi qu’avec l'affirmation d'une réponse écologique et sociale conséquente lors du sommet de Copenhague sur le changement climatique ;
- la création d’un Comité de Liaison Permanent du Front de Gauche permettant une coordination suivie de son activité, et de travailler à la poursuite, l’élargissement et l’enracinement dans la durée de sa démarche dans les luttes et dans les urnes initiée au moment des élections européennes ;
- d’ouvrir immédiatement un chantier pour élaborer une plate-forme partagée du Front de Gauche. Elle affirmera les grands axes de ce que pourra être l'alternative et les ruptures nécessaires face à la droite. Elle avancera des propositions d’urgence permettant de répondre aux exigences populaires et aux dégâts de la crise capitaliste et du
productivisme.
Les trois partis conviennent d’une première réunion de ce Comité de Liaison dès la semaine prochaine afin de détailler, préciser et mettre concrètement en place ces premières décisions. Ils
pourront prendre au cours de ces réunions toutes autres initiatives nécessaires aux objectifs du Front de Gauche, en particulier sur les moyens de porter leur plate-forme partagée dans les luttes
et les débats publics.
Le 23 septembre 2009
Je crois qu'on peut se réjouir de ce qui s'est passé à la conférence régionale du PCF en Languedoc-Roussillon : 90% de délégués pour le front de gauche.
Reste à espérer que les militants sont bien sur cette ligne, mais je ne vois pas trop pourquoi il en serait autrement.
Si tu veux (pour voir le niveau des arguments opposés au FG), je peux t'envoyer le lexte qui a été envoyé par trois vice-pésidents sortants qui ont mal digéré leur mise en minorité, à savoir J-P Boré, J Collerais et H Garino.
Ils en sont à essayer de faire peur aux militants, mais je crois bien que ça ne marchera pas.
Même le secrétaire de section de Narbonne s'est désolidarisé de cette position...
@ plus camarade. J'espère ne pas me tromper sur l'issue du vote des militants ce weekend.
Salut Jipé
Dans l'histoire de toutes les organisations, ce n'est que des militants que peut venir les avancées. Donc si les militants veulent continuer le Front de Gauche et même aller jusqu'au Front Populaire, alors nous pourrons construire un vrai mouvement. Cependant il faut toujours du temps pour ces choses et nous devons bien comprendre que l'urgence sociale et écologique, elle n'attend pas. Alors pourquoi tortillé ?
Je suis bien interréssé en effet de voir leur réaction à ces trois girouettes. Car pendant les Européennes, leur poste n'était pas sur la balance. Facile de suivre la ligne unitaire à gauche du PS. Mais quant c'est son propre intêret qui est en jeu, on est plus timide ou incontient peut-être, du moins on ne pose plus de condition d'un réel changement de la politique. Pourtant même avec l'union des autres gauches, ils auraient pu être élu. Alors que maintenant, ils ne sont plus trop en position d'obtenir une place importante au sein de l'union. Du moins je ne trouverai pas ça logique au vue de toutes leurs tentatives de s'unir avec le clientellisme, les centristes et le simple amménagement de capitalisme.
@ bientôt camarade. Et salut les militants qui veulent continuer l'union des véritables forces transformatrices de la gauche. Bon week-end.