UNITE POPULAIRE
" L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir. "
Jean Jaurès
C’était le18 novembre 1985. « Commentant le (dernier) livre de Guille*, « la Dépêche » relève ce qu’elle estime être son « dernier message », un message écologique et à la limite humanitaire » écrit Jacques Fleury.
G. Guille dénonce les méfaits (sur le gibier) « …des doses massives d’arsenic et d’autres produits chimiques cent fois plus nocifs, dont on saupoudre et arrose à plaisir et sans mesure
avec une inconscience affolante les graines et les végétaux qui constituent leur nourriture. Mais il est de même, directement ou indirectement, pour toutes les espèces animales y compris pour
l’homme.
Celui-ci vérifiera d’abord, un jour plus proche qu’il ne croit, les effets biologiques sur son organisme des produits qu’il fabrique, vend et répand à profusion. Après quoi, à une échéance moins lointaine qu’il ne l’imagine (mais y pense-t-il seulement ?) il découvrira la fatale insuffisance d’oxygène vital dans l’atmosphère due aux bienfaits de sa civilisation miraculeuse de croissance et d’industrialisation à outrance.
Oui l’homme, unique responsable de son angoissant destin, parce que, selon le mot terrible d’Albert Einstein : « ayant perdu l’aptitude à prévoir et à prévenir, il finira par
détruire la terre… » et par conséquent à se détruire lui-même, lui et son espèce, comme si l’humanité était maudite et condamnée à perpétrer elle-même son propre anéantissement.
Voici ce qu’ajoute Jacques Fleury, auteur du livre « G. Guille, le socialisme au cœur » : « Message écologique ? Sans doute ! Message socialiste, certainement.
Car l’idée socialiste est de mettre la production au service de l’homme. Elle implique donc qu’elle soit maîtrisée par l’homme, qu’elle ne soit pas générée d’abord par la loi du profit,
volontairement ignorante de l’intérêt général et de celui de l’humanité ».
Comme chacun peut l’observer, il est depuis longtemps dans les préoccupations socialistes, et donc du PG, de prendre en compte l’écologie. Que cette préoccupation soit celle d’un effet de mode
pour le PS et les partis de droite pour conserver le pouvoir, que ces mêmes partis soient obligés de s’adapter aux inquiétudes croissantes de l’opinion publique cela est plus qu’un fait, c’est
une vérité. Mais, il faut bien considérer que le Parti de Gauche, et lui rendre cette justice, dès sa naissance a inscrit au premier rang de ses priorités une réorientation de la croissance et la
lutte écologique, nouant en cela avec le fondement de sa pensée profonde qui est celui de l’avenir de l’humanité.
*Georges Guille : conseiller général, député socialiste de l’Aude, ministre. Il n’a pas adhéré au PS en 1971 prévoyant sa dérive démocrate et droitière.