UNITE POPULAIRE
" L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir. "
Jean Jaurès
Il y avait foule à Foncouverte, ce samedi 16 janvier, lors du métinge de rentrée en campagne pour les régionales.
Présente, la Gauche rassemblée ; inutile de dire la vraie, sauf pour le préciser au cas où certains en seraient toujours à ne pas savoir distinguer l’authentique de la contrefaçon.
Il y avait toute la Gauche, sans personne cette fois pour manquer à l’appel. Le Npa, enfin ! Mais encore le PC, le PG (bien évidement), et les autres : objecteurs de croissance, Fase,…
Oui ! Il y avait toute la gauche. Les appareils, bien sûr, outils indispensables, mais encore ceux venus d’ailleurs, de là où ils ne reconnaissent plus, de cette grande maison socialiste, jadis si florissante, aujourd’hui en état de délabrement avancé, ce qui donne à considérer une heureuse perspective.
Je me suis demandé (étant militant du PG) qui, des camarades communistes fréquentés lors des élections européennes dans le cadre du Front de Gauche dont tout le monde sait qu’il appartient à ceux qui l’habitent, j’allais retrouver. A la vérité, et à mon enchantement, ils furent nombreux.
Mais passons au contenu du métinge.
Je retiens, c’est un fait, que La Gauche maintenant (puisque que telle est la nouvelle appellation) est, d’ores et déjà, la première et la seule force d’opposition aux droites multiples, déclarées ainsi ou non. Mais pas seulement. La Gauche maintenant peut prétendre bien évidemment à entrer au Conseil Régional, mais surtout à le gouverner.
Gouverner le Conseil Régional c’est mettre un terme à l’accommodement au libéralisme quand ce n’est pas à son accompagnement. Ainsi, par exemple, rejeter le projet de faire venir du ciment de Grèce tandis qu’on laisserait tomber la cimenterie de Port la Nouvelle avec toutes les conséquences que cela suppose pour l’économie locale. C’est encore se donner les moyens de résister à la fermeture des services publics hospitaliers de proximité dont profitent les plus humbles. C’est aussi faire en sorte que le développement de la capitale régionale ne soit celui d’un comptoir de la mondialisation tandis que le territoire deviendrait un désert mais soit, au contraire, celui du développement d’un outil qui vivifie et dynamise l’arrière pays. C’est défendre opiniâtrement l’agriculture locale, ainsi la viticulture dont l’arrachage témoigne essentiellement de la volonté de la délocaliser au profit de la finance en laissant libre cours à une concurrence déloyale et faussée. Etc, etc…..
Je retiendrai encore de ce métinge l’enthousiasme général, celui des militants et sympathisants de tous poils comme celui des leaders. La forme incontestable de Revol, tête de liste régionale, qui s’est traduite au travers d’un discours charpenté, vif et incisif qu’il était bon d’entendre.
Oui ! Il y avait donc foule, hier, samedi, à Foncouverte, pour ce départ de campagne. Cela sonnait comme un heureux présage
Daniel Razzo, militant PG